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  3. Parc des Écrins sans voiture : notre guide complet train + bus, randos et refuges

Parc des Écrins sans voiture : notre guide complet train + bus, randos et refuges

Sophie Renassia
Écrit par Sophie Renassia
Publié hier
Parc des Écrins sans voiture : notre guide complet train + bus, randos et refuges
  • 1Le parc national des Écrins
  • 2Comment accéder au Parc national des Écrins en train et en bus
  • 3Idées de séjours accessibles en transports en commun
  • 4Hébergements d’altitude : refuges et bivouac sous conditions
  • 5Comprendre et respecter la réglementation en montagne
  • 6Les 7 Villages d’alpinisme : patrimoine et culture de la montagne
  • 7Checklist pour préparer sereinement ton séjour au Parc national des Écrins
  • 8En résumé : les Écrins sans voiture, c’est possible, et ça peut même être mieux !

Tu rêves de glaciers, de vallées encaissées et de nuits sous les étoiles… mais tu n’as pas de voiture ou tu préfères y aller en train ? Bonne nouvelle : le Parc national des Écrins, niché au cœur des Alpes françaises entre Isère et Hautes-Alpes (entre Grenoble, Gap, Briançon et l’Oisans), c’est de la haute montagne dans ce qu’elle a de plus spectaculaire : sommets mythiques, biodiversité rare, vallées sauvages, culture alpine… et une partie est accessible en train + bus !

Alors, si tu te demandes jusqu’où tu peux aller sans volant (et avec des chaussures de rando), tu es au bon endroit. On t’explique ici tout ce que tu dois savoir pour préparer ton séjour au Parc national des Écrins : comment aller dans les Écrins en train et bus, les réglementations incontournables à respecter au cœur du parc (et pourquoi elles sont essentielles), où et comment dormir en refuge, et bien sûr : quoi faire, où aller, et comment en profiter à fond sans voiture. Suis le guide.

Le parc national des Écrins

Créé en 1973, le massif protège près de 93 000 hectares en “cœur de parc”, au milieu de 7 vallées alpines. Ici, tu passes en quelques kilomètres d’adrets méditerranéens côté Embrunais à l’univers glaciaire de la Barre des Écrins (4102 m), point culminant du parc. On y trouve environ 2 400 espèces végétales (dont plus de 200 sont considérées comme rares ou menacées) et une faune très riche : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, insectes… bref, un vrai laboratoire du vivant à ciel ouvert.

Le territoire est organisé en deux grandes zones :

  • Le cœur de parc : c’est la partie la plus protégée. On peut y randonner librement, mais attention, il y a une réglementation à respecter (pas de chien, pas de feu, bivouac très encadré, pas de camping, etc.). On t’en dit plus plus bas dans l’article.
  • L’aire d’adhésion : les communes autour du cœur de parc, qui s’engagent à faire vivre la montagne en tenant compte de cette protection (villages, hébergements, agriculture, mobilités…) et qui sont signataires d’une charte avec le Parc national.

Comment accéder au Parc national des Écrins en train et en bus

Il n’existe pas de gare “Parc national des Écrins” directement. En revanche, il existe plusieurs gares portes d’entrée autour du massif, puis des réseaux de bus et de navettes qui t’emmènent dans les vallées.

© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

Les gares qui te rapprochent du cœur de parc

Autour du massif, plusieurs gares SNCF jouent le rôle de hubs :

  • Grenoble : porte d’entrée côté Oisans (La Grave, Villar-d’Arène, Saint-Christophe-en-Oisans…), avec des liaisons en bus vers Bourg d’Oisans et au-delà.
  • Briançon : terminus de la ligne de montagne depuis Gap (desservie aussi par le train de nuit Paris–Briançon) et accès à la vallée de la Guisane et au Monêtier-les-Bains / Le Casset.
  • Gap, Embrun, Veynes, Mont-Dauphin–Guillestre, L’Argentière-les-Écrins : ces gares maillent le versant Hautes-Alpes du massif (Champsaur, Valgaudemar, Embrunais, pays des Écrins…).
© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

En pratique : tu viens en train jusqu’à une de ces gares, puis tu prends un bus ou une navette pour remonter la vallée qui t’intéresse. Sauf avec la gare de l'Argentière-Les-Ecrins qui te permet de sortir du train et de partir randonner directement (et si tu n’aimes pas le dénivelé, il y a aussi des navettes qui t'amènent plus haut). Plus d’infos ici.

Les réseaux de bus et navettes à connaître

La desserte ferroviaire s'arrête en fond de vallée, ce sont les bus qui font le lien avec la montagne.

  • Région Sud – réseau ZOU ! : il permet de bouger entre Gap, Briançon, Embrun, Veynes, Mont-Dauphin et L’Argentière-les-Écrins, avec des lignes express sur les axes principaux.
  • Côté Isère : le site itinisere.fr et les lignes Cars Région donnent les horaires pour rejoindre par exemple Bourg d’Oisans ou les portes de l’Oisans depuis Grenoble.
  • Sites locaux : le site Destination Parc national des Écrins et les offices de tourisme détaillent les navettes mises en place l’été pour atteindre les “grands sites” de randonnée (par exemple le Valgaudemar, la vallée de la Vallouise, certains terminus de route).
© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

© Destination Parc national des Écrins (destination.ecrins-parcnational.fr)

En résumé, le combo gagnant pour explorer les Écrins sans voiture : train jusqu’à la gare la plus proche + bus ou navette jusque dans ta vallée.

Les bons outils pour préparer ton voyage

Avant d’acheter ton billet, prends le temps de préparer ton trajet :

  • Sur le site Destination Parc national des Écrins, tu trouveras des fiches randos détaillées, un moteur de recherche d’itinéraires (distance, dénivelé, cœur de parc ou non…) et des conseils de préparation.
  • Pour les transports, les sites ZOU !, Cars Région, Itinisère et les rubriques “Accès & transports” des territoires (pays des Écrins, Valgaudemar, Oisans…) donnent les lignes et horaires actualisés.

Idées de séjours accessibles en transports en commun

“Ok, et sans voiture, je fais quoi ?” Voici quelques idées de secteurs où tu peux débarquer en train + bus et profiter de la montagne.

Vallouise-Pelvoux et le Pré de Madame Carle

Comment venir ?

Train jusqu’à L’Argentière-les-Écrins, puis bus et navettes vers les villages de la Vallouise et les sites d’altitude (Pelvoux, Pré de Madame Carle) selon la saison.

À quoi s’attendre ?

Immersion au cœur du village d’alpinisme Vallouise-Pelvoux, camp de base historique pour l’alpinisme, l’escalade et la rando. Le hameau d’Ailefroide, habité l’été, sert de base de départ vers des refuges mythiques (Écrins, Sélé, Glacier Blanc, Pelvoux, Bans…).

Depuis le Pré de Madame Carle, tu peux t’approcher des glaciers Blanc et Noir par des sentiers balisés, observer les géants de glace, voire si tu es encadré·e ou expérimenté·e, pousser plus loin vers la haute montagne !

Si tu as plusieurs jours devant toi, tu peux faire une boucle sur plusieurs jours, comme ce tour des refuges en Vallouise en 4 jours, ou même ce tour du Pays des Écrins en 3 jours (qui débute directement à la gare sans navette supplémentaire).

Valgaudemar et le refuge du Gioberney

Comment venir ?

Train jusqu’à Gap puis bus régional jusqu’à la vallée du Champsaur–Valgaudemar, puis navettes estivales pour monter plus haut dans la vallée (notamment les navettes du Valgaudemar entre St Firmin - La Chapelle et La Chapelle - Le Gioberney, selon périodes et lignes en vigueur).

En vadrouille dans le Valgaudemar - © Ariane Fornia, Parc national des Ecrins

En vadrouille dans le Valgaudemar - © Ariane Fornia, Parc national des Ecrins

À quoi s’attendre ?

La Chapelle-en-Valgaudemar est l’un des 7 Villages d’alpinisme. Il est situé dans la vallée du Valgaudemar, surnommé parfois le “petit Himalaya” pour son encaissement et ses sommets à plus de 3000 m. Tu peux rayonner à la journée ou en itinérance vers plusieurs refuges : Gioberney, Olan, Vallonpierre, Clot Xavier Blanc, Pigeonnier, Charbounéou, Souffles…

Bref : torrents, parois verticales, grands glaciers au-dessus de la vallée… Et tout ça, sans voiture !

Si tu as quelques jours devant toi, tu peux par exemple découvrir le Tour du Vieux Chaillol, ou encore la boucle du Tour des refuges en Valgaudemar en 4 jours.

La Grave et Villar-d’Arène, face à la Meije

Comment venir ?

Train jusqu’à Grenoble ou Briançon, puis bus régionaux (lignes express type Zou 55 ou 69 / T75 selon saisons) qui franchissent le col du Lautaret et desservent La Grave et Villar-d’Arène.

Randonnée au départ de Villar d'Arène - © Thibaut Blais, Parc national des Ecrins

Randonnée au départ de Villar d'Arène - © Thibaut Blais, Parc national des Ecrins

À quoi s’attendre ?

Sur place : tu es dans deux villages d’alpinisme emblématiques, au pied de la Meije. Un téléphérique t’emmène vers les glaciers, et de nombreux sentiers partent vers des refuges d’altitude (Golèon, Pic du Mas de la Grave, Fay, Mouterres, Clots, Évariste Chancel…).Le bus Zou 55 Grenoble-Briançon dessert le col du Lautaret à 2058 m. De là, tu peux partir en randonnée à proximité directe du cœur de parc (et en profiter pour visiter le fameux Jardin botanique du Lautaret) !

Bref, le terrain parfait pour alterner randos, découverte du patrimoine montagnard, et pourquoi pas une initiation à l’alpinisme encadrée.

Saint-Christophe-en-Oisans et La Bérarde

Comment venir ?

Train jusqu’à Grenoble, bus jusqu’à Bourg d’Oisans, puis lignes spécifiques qui remontent la vallée du Vénéon jusqu’à Saint-Christophe-en-Oisans ou La Bérarde selon la saison (plus d’infos ici).

Arrivée en vue du refuge de l'Alpe du Pin - © Kinaphoto, Parc national des Écrins

Arrivée en vue du refuge de l'Alpe du Pin - © Kinaphoto, Parc national des Écrins

À quoi s’attendre ?

Saint-Christophe-en-Oisans s’étend sur une grande partie du cœur des Écrins. Tu peux visiter le musée “Mémoires d’alpinismes”, rencontrer des guides, et partir vers une ribambelle de refuges (Selle, Soreiller, Lavey, Alpe du Pin…). La Bérarde, “hameau du bout du monde”, marque la fin de la route (après, c’est à pied !).

Hébergements d’altitude : refuges et bivouac sous conditions

Une fois que tu as mis un pied dans le massif, dormir là-haut est souvent ce qui transforme le séjour en vraie expérience de montagne.

Dormir en refuge : une expérience à part entière

Le Parc national des Écrins compte une quarantaine de refuges environ, dont certains sont labellisés Esprit parc national (un label qui met en avant les structures engagées dans une démarche environnementale et de valorisation du territoire).

Déjeuner bien mérité au refuge du Pigeonnier dans le Valgaudemar - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

Déjeuner bien mérité au refuge du Pigeonnier dans le Valgaudemar - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

Quelques réalités à avoir en tête :

  • La plupart des refuges ne sont accessibles qu’à pied, et sont ravitaillés à dos d’homme ou parfois par hélicoptère. C’est ce qui explique le principe du menu unique pour tous, la logistique millimétrée et l’importance de réserver à l’avance.
  • Tu dors souvent en dortoir, avec couvertures fournies mais drap de sac obligatoire. Pas besoin de duvet en plus en saison de gardiennage.
  • Les repas du soir sont servis à heure fixe et assez tôt (vers 18-19h) pour permettre les départs de bonne heure le lendemain. Attention, il n’y a pas de deuxième service.
  • Beaucoup de refuges n’ont ni réseau mobile stable, ni prises de courant pour tout le monde, et parfois même ni eau potable en libre-service. Certains n’ont pas le choix que de proposer un accès très limité à l’électricité (priorité à la gestion du refuge).

En bref : un refuge, ce n’est pas un hôtel. C’est un “navire en mer” dont le gardien ou la gardienne est le capitaine. Tu viens pour l’expérience collective, la frugalité, et bien sûr le lever de soleil sur les sommets.

Et pour retrouver tous les refuges du Parc National des Écrins, tu peux consulter cette carte interactive des refuges.

Carte des refuges - © Parc national des Écrins

Carte des refuges - © Parc national des Écrins

Bivouac : autorisé, mais très encadré

Le bivouac fait rêver : ta tente face aux sommets, le lever du soleil sur un lac d’altitude… Mais dans le cœur du Parc national des Écrins, les règles sont très claires :

  • Le camping est interdit : tu n’as pas le droit de laisser ta tente montée toute la journée ni de t’installer plusieurs jours au même endroit.
  • Le bivouac est autorisé uniquement :
    • entre 19 h et 9 h,
    • avec une petite tente non permanente (pas de grande tente où tu peux te tenir debout),
    • à plus d’une heure de marche des routes et des limites du cœur de parc (repérées par des marquages tricolores).

Sur certains sites très fréquentés, comme le lac de la Muzelle ou le lac du Lauvitel, des zones de bivouac obligatoires sont définies pour limiter le piétinement.

À proximité de refuges, l’approche à avoir est différente selon les équipements et possibilités sur place. Il faut demander au gardien (par téléphone en amont ou en se présentant quand tu arrives) les modalités sur place. Parfois, il est possible de dormir près du refuge, utiliser les commodités et même prendre ses repas au refuge (seulement sur réservation), et parfois non.

Sur les grands itinéraires de randonnée, il est parfois possible de bivouaquer à moins d'une heure des parkings (mais cela vaut surtout pour les randonneurs en itinérance qui arrivent de loin).

Le ou la gardienne de refuge, incontournable à contacter (par mail ou souvent par téléphone) pour savoir ce est possible à proximité d'un refuge - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

Le ou la gardienne de refuge, incontournable à contacter (par mail ou souvent par téléphone) pour savoir ce est possible à proximité d'un refuge - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

Les grandes règles à retenir

  • Zéro feu : les feux et flammes ouvertes sont interdits en cœur de parc. Seul un petit réchaud bien utilisé (loin des forêts, jamais dans la tente) peut être toléré.
  • Zéro trace : tu redescends tous tes déchets, y compris le papier toilette (dans un petit sac dédié). Les déchets organiques (trognons, restes de repas…) peuvent modifier le comportement de la faune. Donc eux aussi redescendent avec toi !
  • Respect de l’eau : pas de vaisselle au produit dans les lacs ou torrents, pas de shampoing “bio” dans les eaux de montagne : même biodégradables, ces produits abîment les écosystèmes aquatiques !
  • Baignade à éviter : les lacs d’altitude sont des milieux particulièrement fragiles. Dans les lacs d’altitude, la baignade est donc déconseillée, et parfois même interdite à cause de la pollution de l’eau (notamment avec des crèmes solaires), du dérangement, et des risques de sécurité.

Tu peux aussi alterner bivouac, refuges et gîtes d’étape sur une itinérance longue type GR54 (Grand Tour de l’Oisans et des Écrins), pour gérer les douches, la météo et le ravitaillement.

Comprendre et respecter la réglementation en montagne

Les règles du parc ne sont pas là pour nous embêter mais pour que les Écrins restent un espace vivant, sauvage et naturel, où l’on pourra revenir dans 10, 20 ou 30 ans.

Un milieu extrême, des espèces fragiles

En altitude, la vie se bat avec des hivers longs, des sols pauvres ou encore des changements rapides liés au climat.C’est justement cette richesse de milieux et d’espèces qui a motivé la création du Parc national, et qui impose de limiter notre impact.

La réglementation en résumé

Le Parc a développé une campagne “Les bonnes pratiques à connaître pour découvrir la montagne” qui traduit les règles en gestes concrets. En résumé, dans le cœur du parc :

  • Ne laisser aucun déchet : ni plastique, ni métal, ni peau de banane, ni croûte de fromage.
  • Rester sur les sentiers et ne pas “couper les lacets”, pour éviter l’érosion et protéger les pelouses, zones humides et berges de lacs.
  • Ne pas emmener son chien : il est formellement interdit d’emmener un chien. Même en laisse, il est en effet perçu comme un prédateur, et peut transmettre des maladies à la faune sauvage.
  • Ne pas cueillir les fleurs : certaines espèces sont rares ou protégées, et la flore d’altitude est très lente à se régénérer.
  • Ne pas faire de feu : risque d’incendie + sols qui mettent des années à se remettre…
  • Respecter le silence : pas d’enceinte Bluetooth à fond (la montagne n’est pas une boîte de nuit et le calme profite à la faune comme aux autres randonneurs).

Bref, chaque fois qu’on se demande “pourquoi c’est interdit ?”, la réponse est presque toujours faune, flore, sols, sécurité (ou les quatre à la fois !).

La réglementation en un panneau - © Ariane Fornia, Parc national des Écrins

La réglementation en un panneau - © Ariane Fornia, Parc national des Écrins

Préparer sa randonnée, ça change tout

Une sortie réussie se joue souvent la veille (ou même chez toi avant de partir prendre ton train !) :

  • tu vérifies la météo et l’état des sentiers,
  • tu choisis un itinéraire adapté à ton niveau via les outils du Parc,
  • tu pars avec de bonnes chaussures, des vêtements chauds, de quoi te couvrir, une carte et assez d’eau et de nourriture.

C’est ce qui te permettra de profiter à fond, sans te mettre en difficulté ni mobiliser les secours pour rien. Pour plus d’infos, rendez-vous sur cette page.

Les 7 Villages d’alpinisme : patrimoine et culture de la montagne

Au-delà des sommets, le Parc national des Écrins, c’est aussi des villages qui font vivre une culture de montagne très forte.

Les 7 Villages d’alpinisme mettent en avant une histoire liée à l’alpinisme, un patrimoine architectural et paysager préservé, et une volonté de promouvoir une pratique responsable et ancrée localement, qui a fait une grande partie de l'histoire du massif.

Ces sept villages sont :

  • La Grave,
  • Villar-d’Arène,
  • Le Monêtier-les-Bains / Le Casset,
  • Valjouffrey,
  • Vallouise-Pelvoux,
  • La Chapelle-en-Valgaudemar,
  • Saint-Christophe-en-Oisans (avec La Bérarde).

Chacun propose :

  • des sentiers et refuges d’altitude tout proches,
  • des acteurs de terrain (guides, gardiens de refuge, gardes-moniteurs, scientifiques) avec qui discuter,
  • et des projets pour adapter la pratique de la montagne au changement climatique et aux enjeux de biodiversité.

Checklist pour préparer sereinement ton séjour au Parc national des Écrins

Avant le départ

  1. Choisis ta vallée ou ton secteur en fonction de la gare la plus pratique (Grenoble, Briançon, Gap, Embrun, Veynes, Mont-Dauphin, L’Argentière-les-Écrins).
  2. Regarde les lignes de bus et navettes sur :
    • le site du Parc (rubrique “Accès & transports”),
    • le site ZOU ! pour les Hautes-Alpes,
    • Itinisère / Cars Région pour l’Oisans,
    • les sites des offices de tourisme des vallées.
  3. Décide où tu veux dormir : refuges (en réservant assez tôt), gîtes, bivouac (en vérifiant précisément les règles du secteur).

Une fois sur place

  • Passe dans une Maison du parc : tu y trouveras cartes, expositions, infos sur les sentiers, la météo, la faune, la flore et la réglementation !
  • Adopte les bons réflexes : rester sur les sentiers, ne pas emmener ton chien en cœur de parc, redescendre tous tes déchets, ne pas allumer de feu, respecter les autres usagers (randonneurs, berger·e·s, chiens de protection, faune…). Du bon sens finalement !
Arrivée à la gare SNCF de l'Argentière-les-Écrins, prêt à partir marcher ! - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

Arrivée à la gare SNCF de l'Argentière-les-Écrins, prêt à partir marcher ! - © Thibaut Blais, Parc national des Écrins

En résumé : les Écrins sans voiture, c’est possible, et ça peut même être mieux !

Parcourir le Parc national des Écrins sans voiture, c’est accepter une chose : c’est un peu plus lent, mais tellement plus intense. Ici, la haute montagne se mérite. Tu as maintenant les clés pour préparer ton séjour :

  • Train + bus : le combo gagnant pour rejoindre les vallées du massif (même si la desserte n’est pas partout uniforme). À noter : en été, il y a plus de possibilités qu’au printemps ou à l’automne !
  • Avec plus de 2400 espèces végétales, des glaciers, des sommets à plus de 4000 m, et une biodiversité fragile, le parc est un espace unique. Sur place, tu peux explorer des villages d’alpinisme, des vallées spectaculaires et des itinéraires accessibles depuis les navettes estivales.
  • Le bivouac est autorisé sous conditions (entre 19h et 9h, à plus d’1h des limites), et le camping est interdit dans le cœur de parc.
  • Les refuges ne sont pas des hôtels, mais des lieux d’aventure et de vie collective : on réserve, on anticipe, on respecte.
  • Et surtout : pas de feu, pas de chien en cœur de parc, pas de cueillette, pas de baignade dans les lacs, aucun déchet laissé.

Bref : ici, tu ne viens pas juste randonner. Tu viens apprendre une autre manière d’être dans la montagne. Plus sobre, plus consciente, plus humble… Mais tellement plus belle.

Cet article a été rédigé en collaboration avec le Parc national des Écrins. Pour aller plus loin, rendez-vous sur destination.ecrins-parcnational.fr !

Sophie Renassia
Écrit par Sophie Renassia

Issue du monde de la communication et des médias, Sophie est Responsable éditoriale chez HOURRAIL ! depuis août 2024. Elle est notamment derrière le contenu éditorial du site ainsi que La Locomissive (de l'inspiration voyage bas carbone et des bons plans, un jeudi sur deux, gratuitement dans ta boîte mail !).

Convaincue que les changements d’habitude passent par la transformation de nos imaginaires, elle s’attache à montrer qu’il est possible de voyager autrement, de manière plus consciente, plus lente et plus joyeuse. Son objectif : rendre le slow travel accessible à toutes et tous, à travers des astuces, des décryptages et surtout, de nouveaux récits.

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