





La Corse sans voiture, c'est possible (et c'est même la meilleure façon de la vivre) ! Comment y aller ? Depuis Saint-Raphaël, cap sur la Corse à bord d'un voilier Sailcoop. Une fois sur l'île, le réseau ferroviaire corse prend le relais : citadelle de Calvi, baignades à Algajola, vieux port de Bastia, randonnées autour de Corte, plages d'Ajaccio… Tout ça sans jamais monter dans une voiture. Un itinéraire bout-en-bout 100 % bas carbone et 100 % mémorable.
Train à grande vitesse
(≈ 4h45)
Voilier
(≈ 20h00)
Train régional
(≈ 00h24)
Train régional
(≈ 1h00)
Train régional
(≈ 1h10)
Train régional
(≈ 1h40)
Train régional
(≈ 2h00)
Train régional
(≈ 4h00)
Voilier
(≈ 20h00)
Notre itinéraire clé en main pour traverser l'Île de Beauté de Calvi à Ajaccio, uniquement en transports en commun depuis Paris. Spoiler : c'est l'un des plus beaux voyages bas carbone qu'on connaisse !
Tout commence sur les quais parisiens. Un TGV te dépose à Saint-Raphaël en un peu plus de 5 heures avec, en prime, la Côte d'Azur qui défile par la fenêtre. C'est le point de départ idéal pour prendre le large vers la Corse.
Ici, on troque les rails pour les flots. Sailcoop propose des traversées collectives à la voile entre Saint-Raphaël et Calvi : une expérience en mer aussi unique qu'inattendue pour rejoindre l'île. La Corse se mérite, et cette arrivée par la mer donne immédiatement le ton du voyage.
Calvi, c'est la claque visuelle dès l'arrivée : une citadelle qui tombe dans la mer, des eaux d'un bleu-vert improbable, et les montagnes en fond de scène. Sur place, plusieurs options : une initiation à la plongée dans la baie, ou une sortie vélo vers la forêt de Bonifatu pour randonner entre les pins et se baigner dans les piscines naturelles.
U Trinichellu, le petit train des plages, longe le littoral nord-corse entre Calvi et Île-Rousse. Une étape à ne pas rater : Algajola, discret village balnéaire avec une longue plage de sable fin quasi déserte. Prévois au minimum quelques heures pour profiter de l'eau avant de reprendre le train.
Le train remonte vers l'intérieur des terres à Ponte Leccia, nœud ferroviaire où une correspondance te dirige vers Bastia. Sur place, le Vieux-Port invite à la flânerie, la citadelle offre un panorama imprenable sur la mer, et les terrasses du centre regorgent de charcuterie corse, de fromages et de vins du cap.
Le train file plein sud vers Corte, ville universitaire perchée en altitude au cœur de la Haute-Corse. C'est le point de départ idéal pour s'attaquer aux randonnées du Parc Naturel Régional, avec des gorges, des lacs d'altitude et des sentiers pour tous les niveaux.
Le dernier tronçon ferroviaire traverse certains des paysages les plus sauvages de l'île : vallées encaissées, maquis, ponts en pierre. À Ajaccio, le rythme change : centro storico animé, plages accessibles à pied depuis le centre-ville, et pour les téméraires, une sortie en bateau vers les îles Sanguinaires au coucher du soleil.
Deux options pour rentrer depuis Ajaccio : reprendre le train jusqu'à Calvi et remonter à la voile vers Saint-Raphaël avec Sailcoop, ou opter pour le ferry direct depuis Ajaccio. De Saint-Raphaël, un TGV te ramène à Paris et referme la boucle de ce voyage sans une goutte de kérosène.
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Entre Calvi et Algajola, le trajet se fait à bord du « trinichellu », le petit train de la côte de Balagne, qui circule comme un tramway des plages entre Calvi, Algajola et l’Île‑Rousse. Ce service saisonnier des Chemins de Fer de la Corse dure environ 20 à 24 minutes pour la portion Calvi–Algajola, avec plusieurs allers par jour en été et un tarif modique, l’idéal pour une navette côtière confortable et panoramique sans utiliser la voiture.
Pour le trinichellu entre Calvi et Algajola, les billets se réservent (ou se prennent) directement dans les gares (notamment à Calvi et à l’Île‑Rousse) ou auprès du contrôleur à bord du train, sans réservation en ligne obligatoire